L'Algérie présente à Genève un projet de résolution sur la lutte contre les mines antipersonnel
GENEVE - Le Représentant permanent de l'Algérie auprès de l'Office des Nations Unies à Genève, Rachid Bladehane, a présenté vendredi à Genève, un projet de résolution sur la lutte contre les mines antipersonnel, affirmant que le combat contre ce fléau est un combat pour les droits de l'Homme. "Au nom du Core group composé de l'Afrique du Sud, de la Croatie, du Mozambique, du Pérou, du Royaume Uni, de Vanuatu et de mon pays l'Algérie, j'ai le plaisir de présenter le projet de résolution L.21 intitulé « Impact des mines antipersonnel sur la pleine jouissance de tous les droits de l'homme »", a indiqué M. Bladehane dans une intervention devant le Conseil de l'ONU des droits de l'Homme, à l'occasion de la Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l'assistance à la lutte anti-mines. Il a précisé que dans l'élaboration de ce projet de résolution, le groupe a opté pour une "approche constructive, inclusive et transparente", affirmant que l'objectif recherché à travers cette initiative est de rassembler le conseil autour de cette question qui transcende les considérations politiques et appelle une mobilisation collective et solidaire. "Le groupe peut fièrement prétendre avoir adopté une approche constructive, inclusive et transparente. Nous avons mené des consultations ouvertes et engageantes avec toutes les délégations afin de garantir que cette initiative bénéficie d'un large soutien. Notre volonté est de rassembler le Conseil autour de cette question cruciale, qui transcende les considérations politiques et appelle une mobilisation collective et solidaire", a-t-il souligné. Il a affirmé, à ce propos, que le combat contre les mines antipersonnel est un combat pour les droits de l'Homme, qui ne peut être mené efficacement que dans un cadre de coopération internationale. "Le combat contre les mines antipersonnel est un combat pour les droits de l'homme. Il ne peut être mené efficacement que dans un cadre de coopération internationale, avec un engagement politique fort et des actions concrètes", a fait valoir M. Bladehane, exhortant, à cet égard, les membres du Conseil à se joindre au consensus sur ce projet de résolution, qui se veut un vif hommage aux victimes des mines antipersonnel. "En ce 4 avril, Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l'assistance à la lutte antimines, nous exhortons tous les membres du Conseil à se joindre au consensus sur ce projet de résolution que nous voulons un vif hommage aux victimes et survivants des mines antipersonnel", a-t-il ajouté. Le Représentant permanent de l'Algérie a fait remarquer, par ailleurs, que l'impact des mines est multiple et bien profond et il viole le plus sacré des droits de l'homme, à savoir le droit à la vie. "Ces armes qui touchent principalement les civils dont, notamment les enfants, violent le plus sacré des droits: le droit à la vie. Elles compromettent le droit à la sécurité en instaurant un climat de peur constant dans les régions affectées", a-t-il fait savoir. Ces armes "entravent le droit à la liberté de circulation en transformant des terres, des routes et des villages en pièges mortels", a-t-il poursuivi, relevant que les conséquences de ces mines ne pèsent pas uniquement sur la vie humaine, mais aussi sur son environnement. "Au-delà de leurs conséquences humaines tragiques, les mines antipersonnel représentent un véritable fléau écologique. Leur présence entraîne une dégradation importante des écosystèmes et freine les efforts de développement durable dans les régions affectées", a-t-il expliqué. Il a noté également à ce propos, qu'"elles pèsent lourdement sur les systèmes de santé, qui peinent à prendre en charge les milliers de blessés et amputés, notamment dans les pays en développement". Dans le même ordre d'idées, M. Bladehane a ajouté que les mines antipersonnel ont aussi un impact dévastateur sur l'aspect psychologique des victimes. "L'impact psychologique est tout aussi dévastateur : les victimes et leurs familles vivent avec des traumatismes profonds, une stigmatisation sociale et une perte d'espoir en un avenir meilleur", a-t-il relevé, saluant, à cette occasion, les efforts consentis par les acteurs de la lutte anti-mines, à l'instar du HCDH, le CICR, UNMAS, ISU/APMBC, l'UNODA, ainsi que la société civile engagée, à l'exemple d'ICBL, pour atténuer toutes ces souffrances.


GENEVE - Le Représentant permanent de l'Algérie auprès de l'Office des Nations Unies à Genève, Rachid Bladehane, a présenté vendredi à Genève, un projet de résolution sur la lutte contre les mines antipersonnel, affirmant que le combat contre ce fléau est un combat pour les droits de l'Homme.
"Au nom du Core group composé de l'Afrique du Sud, de la Croatie, du Mozambique, du Pérou, du Royaume Uni, de Vanuatu et de mon pays l'Algérie, j'ai le plaisir de présenter le projet de résolution L.21 intitulé « Impact des mines antipersonnel sur la pleine jouissance de tous les droits de l'homme »", a indiqué M. Bladehane dans une intervention devant le Conseil de l'ONU des droits de l'Homme, à l'occasion de la Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l'assistance à la lutte anti-mines.
Il a précisé que dans l'élaboration de ce projet de résolution, le groupe a opté pour une "approche constructive, inclusive et transparente", affirmant que l'objectif recherché à travers cette initiative est de rassembler le conseil autour de cette question qui transcende les considérations politiques et appelle une mobilisation collective et solidaire.
"Le groupe peut fièrement prétendre avoir adopté une approche constructive, inclusive et transparente. Nous avons mené des consultations ouvertes et engageantes avec toutes les délégations afin de garantir que cette initiative bénéficie d'un large soutien. Notre volonté est de rassembler le Conseil autour de cette question cruciale, qui transcende les considérations politiques et appelle une mobilisation collective et solidaire", a-t-il souligné.
Il a affirmé, à ce propos, que le combat contre les mines antipersonnel est un combat pour les droits de l'Homme, qui ne peut être mené efficacement que dans un cadre de coopération internationale.
"Le combat contre les mines antipersonnel est un combat pour les droits de l'homme. Il ne peut être mené efficacement que dans un cadre de coopération internationale, avec un engagement politique fort et des actions concrètes", a fait valoir M. Bladehane, exhortant, à cet égard, les membres du Conseil à se joindre au consensus sur ce projet de résolution, qui se veut un vif hommage aux victimes des mines antipersonnel.
"En ce 4 avril, Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l'assistance à la lutte antimines, nous exhortons tous les membres du Conseil à se joindre au consensus sur ce projet de résolution que nous voulons un vif hommage aux victimes et survivants des mines antipersonnel", a-t-il ajouté.
Le Représentant permanent de l'Algérie a fait remarquer, par ailleurs, que l'impact des mines est multiple et bien profond et il viole le plus sacré des droits de l'homme, à savoir le droit à la vie.
"Ces armes qui touchent principalement les civils dont, notamment les enfants, violent le plus sacré des droits: le droit à la vie. Elles compromettent le droit à la sécurité en instaurant un climat de peur constant dans les régions affectées", a-t-il fait savoir.
Ces armes "entravent le droit à la liberté de circulation en transformant des terres, des routes et des villages en pièges mortels", a-t-il poursuivi, relevant que les conséquences de ces mines ne pèsent pas uniquement sur la vie humaine, mais aussi sur son environnement.
"Au-delà de leurs conséquences humaines tragiques, les mines antipersonnel représentent un véritable fléau écologique. Leur présence entraîne une dégradation importante des écosystèmes et freine les efforts de développement durable dans les régions affectées", a-t-il expliqué.
Il a noté également à ce propos, qu'"elles pèsent lourdement sur les systèmes de santé, qui peinent à prendre en charge les milliers de blessés et amputés, notamment dans les pays en développement".
Dans le même ordre d'idées, M. Bladehane a ajouté que les mines antipersonnel ont aussi un impact dévastateur sur l'aspect psychologique des victimes.
"L'impact psychologique est tout aussi dévastateur : les victimes et leurs familles vivent avec des traumatismes profonds, une stigmatisation sociale et une perte d'espoir en un avenir meilleur", a-t-il relevé, saluant, à cette occasion, les efforts consentis par les acteurs de la lutte anti-mines, à l'instar du HCDH, le CICR, UNMAS, ISU/APMBC, l'UNODA, ainsi que la société civile engagée, à l'exemple d'ICBL, pour atténuer toutes ces souffrances.