Nouvelle guerre : qui cherche à inonder l’Algérie de faux billets de banque ?
Par Anouar Macta – Ces dernières semaines, plusieurs réseaux de fausse monnaie ont été démantelés en Algérie. Ce phénomène, loin... L’article Nouvelle guerre : qui cherche à inonder l’Algérie de faux billets de banque ? est apparu en premier sur Algérie Patriotique.

Par Anouar Macta – Ces dernières semaines, plusieurs réseaux de fausse monnaie ont été démantelés en Algérie. Ce phénomène, loin d’être anodin, constitue une menace directe pour l’économie et la souveraineté du pays. La contrefaçon monétaire ne se limite pas au simple gain des criminels qui la fabriquent, elle érode la confiance des citoyens, perturbe les circuits économiques et fragilise la valeur du dinar, déjà soumis à des pressions multiples. Une monnaie nationale n’est pas un simple outil d’échange, elle incarne la stabilité, la crédibilité et la souveraineté d’un Etat. En falsifiant le dinar, on attaque le cœur même de cette souveraineté.
Cette situation soulève une question cruciale : qui a intérêt à inonder le marché algérien de faux billets ? Si les bénéfices sont évidents pour les criminels locaux, les dommages se répercutent sur l’ensemble de la collectivité. Mais il est difficile de ne pas se demander si ces réseaux ne servent pas également des agendas plus larges. L’histoire a montré que la falsification monétaire peut être utilisée comme arme silencieuse de déstabilisation. Dans un contexte géopolitique où l’Algérie occupe une place stratégique, il n’est pas inconcevable que des acteurs étrangers cherchent à fragiliser l’économie nationale de l’intérieur, à éroder la confiance dans la monnaie et à créer un climat d’instabilité économique.
Face à cette menace, il ne suffit pas de démanteler les réseaux. Il est impératif de renforcer les systèmes de traçabilité, de moderniser les billets, de sensibiliser la population et surtout de réfléchir aux causes profondes et aux intérêts qui se cachent derrière ces actions. La fausse monnaie n’est pas seulement un délit classique, elle peut être une arme, dirigée contre une nation, capable de saper sa stabilité et sa crédibilité sur le long terme. En ce sens, ce phénomène doit être considéré non seulement comme un crime économique mais aussi comme un avertissement stratégique.
Pour lutter efficacement contre cette menace, la réponse doit être à la fois sécuritaire, technologique et diplomatique. Sur le plan sécuritaire, il est essentiel de renforcer la coordination entre les forces de l’ordre, la Banque d’Algérie et les services de renseignement, afin de mieux anticiper les réseaux criminels et démanteler les circuits de distribution. Sur le plan technologique, l’adoption de nouvelles techniques d’impression, l’introduction de dispositifs de sécurité avancés sur les billets, ainsi qu’un contrôle rigoureux des flux monétaires doivent devenir des priorités nationales. Enfin, sur le plan diplomatique, l’Algérie doit engager une coopération régionale et internationale pour identifier les sources transfrontalières de cette contrefaçon, souvent liées à des réseaux plus vastes, bien organisés et difficilement localisables.
Parallèlement, il est crucial de renforcer la résilience économique du pays. Une monnaie forte ne se protège pas uniquement par des moyens techniques, mais aussi par la solidité de l’économie qu’elle représente. Encourager la production nationale, réduire la dépendance aux importations, lutter contre l’informel et restaurer la confiance dans les institutions économiques sont des étapes fondamentales pour consolider la valeur du dinar. Dans un monde où la guerre économique est devenue une réalité, l’Algérie ne doit négliger aucun levier de souveraineté. La protection de la monnaie nationale est un enjeu global qui nécessite une mobilisation collective, à la hauteur des défis qu’elle incarne.
A. M.
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