Les mines antipersonnel au centre d'une conférence à Alger

ALGER - La question des mines antipersonnel a été au centre d'une conférence organisée, samedi à Alger, par l'Association Machâal Echahid, en coordination avec le quotidien El Moudjahid. Cette conférence vient en hommage aux martyrs, victimes des mines, notamment durant la glorieuse Révolution de libération et en solidarité avec les victimes sahraouies des mines antipersonnel, et ce, à l'occasion de la commémoration de la Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines, correspondant au 4 avril de chaque année. A cet égard, le militant des Droits humains, Messaoud Adimi a souligné que les mines laissées par la France coloniale dans les frontières Est et Ouest du pays témoignent de son intention de "poursuivre la guerre et de continuer à tuer des innocents en Algérie". Il a, dans ce sens, rappelé que le Front de libération nationale (FLN) franchissait à chaque fois ces frontières minées, en vue de ravitailler la Révolution en armes et en munitions, ce qui a poussé le colonisateur français à édifier la ligne Challe entre 1958 et 1959 pour empêcher l'acheminement de ces armes aux Moudjahidine, indiquant que l'Algérie avait entamé, dès l'indépendance, "le nettoyage de ses frontières" des mines qui ont fait de nombreuses victimes. Par ailleurs, le président de l'Association nationale des victimes des mines, Mohamed Djouadi, a appelé "la France à assumer ses responsabilités" quant à ces crimes, soulignant que "les mines sont un crime continu et une guerre silencieuse enfouie sous terre ciblant les innocents". Pour sa part, le coordinateur de la commission algérienne Histoire et Mémoire, Lahcène Zeghidi a fait savoir que la France avait "planté en Algérie 15 millions de mines dans les zones frontalières et intérieures" durant la glorieuse Révolution de libération, soulignant qu'il n'existe aucune carte indiquant l'emplacement des mines enterrées". Le représentant de l'Association sahraouie des victimes des mines, Hamdi Salek Eddine a, quant à lui, affirmé dans son intervention que les territoires sahraouis figuraient parmi "les zones les plus contaminées par les mines et les bombes à sous-munitions", rappelant que ces engins explosifs continuent de faire des victimes parmi les enfants du peuple sahraoui.

Avr 5, 2025 - 21:03
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Les mines antipersonnel au centre d'une conférence à Alger

ALGER - La question des mines antipersonnel a été au centre d'une conférence organisée, samedi à Alger, par l'Association Machâal Echahid, en coordination avec le quotidien El Moudjahid.

Cette conférence vient en hommage aux martyrs, victimes des mines, notamment durant la glorieuse Révolution de libération et en solidarité avec les victimes sahraouies des mines antipersonnel, et ce, à l'occasion de la commémoration de la Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines, correspondant au 4 avril de chaque année.

A cet égard, le militant des Droits humains, Messaoud Adimi a souligné que les mines laissées par la France coloniale dans les frontières Est et Ouest du pays témoignent de son intention de "poursuivre la guerre et de continuer à tuer des innocents en Algérie".

Il a, dans ce sens, rappelé que le Front de libération nationale (FLN) franchissait à chaque fois ces frontières minées, en vue de ravitailler la Révolution en armes et en munitions, ce qui a poussé le colonisateur français à édifier la ligne Challe entre 1958 et 1959 pour empêcher l'acheminement de ces armes aux Moudjahidine, indiquant que l'Algérie avait entamé, dès l'indépendance, "le nettoyage de ses frontières" des mines qui ont fait de nombreuses victimes.

Par ailleurs, le président de l'Association nationale des victimes des mines, Mohamed Djouadi, a appelé "la France à assumer ses responsabilités" quant à ces crimes, soulignant que "les mines sont un crime continu et une guerre silencieuse enfouie sous terre ciblant les innocents".

Pour sa part, le coordinateur de la commission algérienne Histoire et Mémoire, Lahcène Zeghidi a fait savoir que la France avait "planté en Algérie 15 millions de mines dans les zones frontalières et intérieures" durant la glorieuse Révolution de libération, soulignant qu'il n'existe aucune carte indiquant l'emplacement des mines enterrées".

Le représentant de l'Association sahraouie des victimes des mines, Hamdi Salek Eddine a, quant à lui, affirmé dans son intervention que les territoires sahraouis figuraient parmi "les zones les plus contaminées par les mines et les bombes à sous-munitions", rappelant que ces engins explosifs continuent de faire des victimes parmi les enfants du peuple sahraoui.