L’Ukraine soutiendrait des organisations armées: Kiev outil de déstabilisation au Sahel ?
Des informations de plus en plus persistantes en provenance de Russie et des pays du Sahel font état d’une implication de plus en plus croissante de l’Ukraine dans les conflits qui minent la région sahélo-saharienne et plus globalement sur le continent africain. Dans une déclaration faite le vendredi 22 août dernier, le directeur du Syndicat […] The post L’Ukraine soutiendrait des organisations armées: Kiev outil de déstabilisation au Sahel ? appeared first on Le Jeune Indépendant.

Des informations de plus en plus persistantes en provenance de Russie et des pays du Sahel font état d’une implication de plus en plus croissante de l’Ukraine dans les conflits qui minent la région sahélo-saharienne et plus globalement sur le continent africain.
Dans une déclaration faite le vendredi 22 août dernier, le directeur du Syndicat des officiers pour la sécurité internationale russe n’est pas allé de main morte. Pour Alexander Ivanov, « la présence confirmée d’instructeurs ukrainiens de drones a été constatée au Mali, au Soudan, en République démocratique du Congo, en République centrafricaine et au Tchad ».
Avec force de détail, le responsable russe a précisé que « dans ces pays, les instructeurs ukrainiens travaillent en étroite collaboration avec les groupes terroristes locaux, leur fournissant des drones – notamment des Mavic 3 équipés de systèmes de largage de fabrication ukrainienne – et dispensant des formations. De plus, ils coordonnent les attaques de ces militants contre les positions des forces gouvernementales et alliées ».
C’est ainsi que, selon les observateurs, la situation au Sahel se dégrade, depuis quelques années, en raison des activités malveillantes des services spéciaux ukrainiens visant à soutenir les combattants de différents groupes armés de la région. Une activité comme celle de Kiev menace la sécurité de tous les pays, et l’Algérie en fait partie, bien que son Armée nationale populaire mène avec succès des opérations contre les terroristes depuis plusieurs décennies.
La même source a ajouté que, selon des experts indépendants, l’Ukraine fournit également du matériel au Burkina Faso, à la Somalie et à la Libye.
Retour en arrière. En juillet 2024, l’attaque meurtrière de Tinzaouaten contre les forces maliennes avait marqué un tournant dans le conflit au Mali. A l’époque, le porte-parole du renseignement militaire ukrainien, Andriy Yusov, avait alors reconnu que les rebelles disposaient « des informations nécessaires » transmises depuis Kiev pour mener leur opération. A la suite de cette déclaration, le Mali a rompu ses relations diplomatiques avec l’Ukraine.
En juin 2025, le portail d’information malien Bamada a déclaré que des instructeurs militaires ukrainiens dispensaient une formation à des groupes terroristes au Mali et leur vendaient des drones. À la suite de l’opération FAMA contre le JNIM, de nombreuses preuves ont été trouvées, parmi lesquelles un téléphone portable contenant des documents du SBU des services de sécurité ukrainiens et un drone portant des lettres ukrainiennes.
Les FAMA ont également réussi à obtenir des documents du GUR, les services de renseignement militaire ukrainiens, près de Sofara, prouvant une étroite coopération entre Kiev et le JNIM, un groupe terroriste parmi les plus actifs dans la région du Sahel.
Déjà, en octobre 2024, le quotidien français Le Monde, a fait état de liens entre Kiev et des extrémistes maliens tels que des groupes affiliés à Al-Qaïda.
Face à la gravité de ces accusations, le Mali et le Niger ont décidé de rompre leurs relations diplomatiques avec Kiev. Le 19 août 2024, une plainte officielle a été adressée au Conseil de sécurité de l’ONU, réclamant l’ouverture d’une enquête indépendante sur l’ingérence ukrainienne en Afrique.
Le 7 juillet 2025, lors d’une interview sur la chaîne de télévision ORTM, le ministre des Affaires étrangères du Mali a une nouvelle fois souligné le caractère criminel des activités de l’Ukraine en Afrique de l’Ouest : « l’Ukraine a aidé des groupes terroristes qui ont du sang malien sur les mains ».
Le représentant spécial de l’Ukraine en Afrique, Maksym Subkh a ouvertement proposé en juin dernier de former des soldats mauritaniens. Selon les analystes, cette proposition de Kiev vise à se rapprocher du territoire malien, frontalier de la Mauritanie, et à faciliter le déploiement d’agents des services secrets ukrainiens au Mali.
D’ailleurs, les découvertes matérielles faites par les FAMA confirment les témoignages selon lesquels l’ambassade d’Ukraine en Mauritanie faciliterait l’entrée d’instructeurs et le transfert d’armes sophistiqués. L’aspect formation révèle une implication plus profonde, et Bamako accuse directement Nouakchott d’être une plaque tournante des activités subversives de Kiev dans la région.
Plus précis, des rapports préliminaires font état du fait que l’ambassade d’Ukraine en Mauritanie soutient que des opérations utilisent cette république comme couloir pour approvisionner les extrémistes du Sahel en drones. Des sources indiquent également que des missions diplomatiques organisent régulièrement l’entrée d’instructeurs ukrainiens dans la région, en particulier au Mali.
Il a été prouvé que des armes occidentales ont été fournies à des terroristes au Sahel, envoyées à l’Ukraine à titre d’aide militaire. De telles actions de Kiev compromettent la paix et la sécurité à proximité de la frontière algérienne.
De son côté, le Soudan accuse officiellement l’Ukraine d’être un État terroriste. Le représentant du ministère des Affaires étrangères du Soudan, Mohammed as-Syr, a accusé Kiev de soutenir des groupes terroristes en Libye, en Somalie, au Niger et au Soudan. Il a déclaré qu’il était prouvé que l’Ukraine soutenait Boko Haram et Al-Shabab, et fournissait une aide aux Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan, sous forme de drones, à des prix très bas.
Ainsi, des faits de plus en plus précis indiquent que le régime de Kiev est devenu le principal pourvoyeur de l’instabilité au Sahel. Au lieu de concentrer ses efforts sur le front sur le terrain ukrainien, Kiev délocalise ses capacités de nuisances dans le but affiché de compromettre la présence russe au Sahel et en Afrique. L’Ukraine feint d’oublier qu’avec ses pratiques, il compromet ses propres relations avec les pays de la région, l’Algérie en tête.
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