Iboudrarène (30 km au sud-est de Tizi Ouzou): 66e anniversaire de la mort des colonels Amirouche et Si El Haouès

Une foule nombreuse a pris part hier, à Iboudrarène (30 km au sud-est de Tizi Ouzou), à la commémoration du 66e anniversaire de la mort des colonels Amirouche et Si El Haouès, organisée par la Fondation qui porte le nom de Amirouche Ait Hamouda, connu sous le simple nom d’Amirouche. Le coup d’envoi des festivités […]

Avr 5, 2025 - 22:46
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Iboudrarène (30 km au sud-est de Tizi Ouzou): 66e anniversaire de la mort des colonels Amirouche et  Si El Haouès

Une foule nombreuse a pris part hier, à Iboudrarène (30 km au sud-est de Tizi Ouzou), à la commémoration du 66e anniversaire de la mort des colonels Amirouche et Si El Haouès, organisée par la Fondation qui porte le nom de Amirouche Ait Hamouda, connu sous le simple nom d’Amirouche. Le coup d’envoi des festivités a été donné à l’arrivée de la délégation officielle conduite par le wali de Tizi Ouzou, Aboubakr Essedik Boucetta, et du président de l’Assemblée populaire de wilaya, Mohammed Klalèche, accompagnés des membres du Sénat, dont le représentant de Salah Goudjil, les présidents des commissions de défense nationale au Conseil et de la santé. Après la levée des couleurs nationales exécutée par des éléments de l’Armée nationale populaire et une minute de silence à la mémoire des martyrs de la glorieuse révolution de Libération nationale, plusieurs gerbes de fleurs ont été déposées au pied de la stèle érigée au lieu-dit «Tranché», à quelques encablures du village natal du lion des Djebels. En effet, les sénateurs, le wali et le P/APW, la Fondation Amirouche, la famille révolutionnaire, les maires d’Iboudrarène et des localités voisines et une délégation du Rassemblement pour la culture et la démocratie, se sont succédé pour déposer des gerbes de fleurs et lire la Fatiha à la mémoire des deux figures emblématiques du combat libérateur de l’Algérie du joug colonial, tombés au champ d’honneur un certain 29 mars 1959 dans les monts de Thamer, aux environs de Boussaâda, après une rude bataille contre l’armée française qui avait mobilisé d’importants moyens humains et matériels. Puis le maire d’Iboudrarène, le représentant de la Fondation Amirouche, le secrétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidine et le président de la commission de défense nationale du Sénat ont pris la parole. Pour Belkacem Boukhrouf de la Fondation Amirouche, «existe-t-il une autre leçon de l’unité nationale qu’ont donnée ces deux valeureux chouhada, Ait Hamouda Amirouche né ici dans cette région et Ahmed Ben Abderrazak Hamouda, plus connu sous le nom Si El Haouès, natif des Aurès, mais qui sont tombés au champ d’honneur après une bataille qui a duré trois jours à Djebel Thamer, près de Boussaâda ? Amirouche, qui a endossé des hautes responsabilités politiques et militaires à 29 ans pour encadre l’un des mouvements de libérations nationale les plus intenses de l’histoire contemporaine, doit être une source d’inspiration intarissable au jeunes d’aujourd’hui pour bâtir leur pays et leur offrir un avenir meilleur. Son courage, sa vivacité stratégique, sa bravoure et le caractère visionnaire de ses actions ont montré la grandeur de cet homme». De son côté, le SG de l’ONM de Tizi Ouzou, Mohand Ouramdhane Hachour, a apporté un témoignage sur ses rencontres avec le loup de l’Akfadou, notamment à l’occasion des sessions de formation des maquisards dans la région d’Ath Ouabane, quelques mois avant qu’il ne tombe au champ d’honneur à Thamer. Il a confié avoir appris la triste nouvelle de la mort du colonel Amirouche et de son compagnon Si El Haouès par poste-radio, alors qu’il se rendait dans la Wilaya I historique. Selon lui, Amirouche était un homme de rigueur, toujours éveillé, attaché à la discipline militaire et exemplaire sur les autres plans. Lui succédant, le président de la commission de défense nationale au Sénat, Aissa Naili, a lu un message du président du Conseil, Salah Goudjil, dans lequel il a salué la mémoire du colonel Amirouche. «Amirouche et Si El Haouès étaient deux valeureux chahids qui ont lutté aux côtés d’autres chahids pour libérer le pays du colonisateur en lui livrant des batailles légendaires et en écrivant de leur sang des pages de l’histoire de l’Algérie», écrit le président du Sénat, avant d’ajouter : «J’ai rencontré ces deux hommes pendant le combat contre l’occupant français et je garde d’eux ces qualités de bravoure du colonel Amirouche, son attachement aux valeurs de la guerre de Libération et à l’unité nationale. Il était très conscient des manœuvres de l’occupant français pour diviser le peuple et affaiblir la révolution en agissant sur l’appartenance ethnique». Dans ce sillage, Salah Goudjil n’a pas manqué de souligner «qu’à sa désignation à la tête de la Wilaya III historique, le colonel Amirouche s’est rendu dans toutes les autres Wilayas pour rencontrer et échanger avec leurs dirigeants afin d’unifier la force contre l’armée française». Saisissant l’occasion, la Fondation Amirouche a rendu hommage au président du Sénat, Salah Goudjil, en lui offrant un burnous de Kabylie en guise de reconnaissance pour ses efforts visant à perpétuer la mémoire de ce glorieux combat libérateur. La délégation officielle a rendu visite au fils du colonel Amirouche à son domicile sis au village Tassaft Ouguemoune, pour s’enquérir de son état de santé.
Hamid Messir