Transition numérique : Vers un conseil africain de l’IA
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a participé à une réunion du comité de pilotage de Smart Africa, tenue par visioconférence, marquée par l’adoption de résolutions stratégiques pour accélérer la transformation numérique du continent. A ce titre, le comité a annoncé la création d’un conseil africain de l’intelligence artificielle […] The post Transition numérique : Vers un conseil africain de l’IA appeared first on Le Jeune Indépendant.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a participé à une réunion du comité de pilotage de Smart Africa, tenue par visioconférence, marquée par l’adoption de résolutions stratégiques pour accélérer la transformation numérique du continent. A ce titre, le comité a annoncé la création d’un conseil africain de l’intelligence artificielle (IA), visant à coordonner le développement de cette technologie sur l’ensemble du territoire africain.
Baddari a insisté sur « l’importance de renforcer l’expertise africaine en matière d’IA et de développer des solutions adaptées aux réalités économiques et sociales du continent » lors de cette réunion, qui s’est tenue mercredi dernier. Il a également mis en avant « les efforts et les initiatives de l’Algérie en matière d’intelligence artificielle (IA), dans un contexte de mutation rapide des données et des technologies numériques », réaffirmant l’engagement du pays dans le développement de l’économie numérique.
Le comité a précisé que la création d’un conseil africain de l’intelligence artificielle marque une étape décisive. Cet organe aura pour mission de coordonner les politiques continentales autour des infrastructures informatiques, des bases de données et du développement des compétences en IA. Il devra également réguler les usages marchands et la gouvernance de cette technologie stratégique. Un plan d’opérationnalisation sera présenté lors du sommet Transform Africa 2025. En outre, le comité de pilotage a également réaffirmé son soutien à la plate-forme de regroupement des achats en Afrique (BPMP), et ce dans l’objectif de réduire les coûts de connectivité en mutualisant les ressources entre Etats.
Portée en partenariat avec GIGA (UNICEF et UIT), la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique et Africa CDC, cette mesure entend accélérer le déploiement des infrastructures et combler les inégalités numériques qui persistent sur le continent.
En matière de cybersécurité, le comité a salué les avancées du Réseau africain des autorités de cybersécurité (ANCA) et a validé son nouveau plan stratégique quinquennal. Ce dispositif ambitionne d’harmoniser les cadres réglementaires en matière de sécurité numérique et de renforcer la confiance dans l’écosystème digital africain.
Enfin, le comité de pilotage a pré-approuvé le lancement du Réseau africain de leadership en santé numérique (ADHLN), afin de favoriser la collaboration transfrontalière et à aligner les politiques de santé numérique à l’échelle continentale. Le lancement officiel de l’ADHLN est prévu pour le sommet Transform Africa 2025, qui se tiendra à Kigali au mois de juillet prochain.
Encouragement de la recherche
Par ailleurs, M. Baddari a présidé, jeudi dernier, une réunion de coordination axée sur les enjeux importants de la formation et de la recherche. Cette rencontre, tenue au siège du ministère, a réuni des cadres du secteur, ainsi que le directeur général de la formation et de l’enseignement, et le directeur général de la recherche scientifique et du développement technologique.
Au cœur des discussions figuraient plusieurs initiatives stratégiques, destinées à renforcer l’impact et la visibilité du secteur universitaire. Parmi les points saillants, la question du « Prix du président de la République pour le chercheur innovant » a été abordée, visant à récompenser l’excellence en recherche et à encourager l’innovation scientifique au sein du pays.
Une autre thématique clé a été celle de la « stratégie du secteur pour les données et l’intelligence artificielle », soulignant l’importance croissante de ces technologies pour le développement de la recherche et l’enseignement supérieur. La réunion a également permis de débattre des moyens d’améliorer la « visibilité internationale des institutions universitaires », un enjeu majeur pour attirer des collaborations internationales et renforcer la place de l’Algérie sur la scène académique mondiale.
Le mécanisme d’incitation pour les chercheurs publiant dans la prestigieuse revue spécialisée Nature Science a également été évoqué, avec pour objectif de stimuler la publication scientifique de qualité et de promouvoir les talents algériens à l’échelle internationale. Le partenariat entre les universités et les centres de recherche a été mis en avant, avec la proposition de créer des espaces communs pour favoriser l’innovation et l’échange de savoirs.
Enfin, la rencontre a souligné l’importance de renforcer les « incubateurs et plates-formes pédagogiques interactives », afin de soutenir l’entrepreneuriat universitaire et la diffusion de nouvelles méthodes d’enseignement. Le sport universitaire, élément souvent négligé, n’a pas été oublié, et la réunion a réaffirmé son rôle essentiel dans le développement personnel et professionnel des étudiants.
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