Harcèlement des défenseurs des Droits de l’Homme au Sahara occidental : l’ONU sermonne le Maroc
Le 16 mars écoulé, un grave incident choquant a secoué la communauté internationale. La rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des défenseuses des droits de l’Homme, Mary Lawlor, a publié sur son compte officiel Facebook des informations alarmantes concernant l’agression physique de la militante sahraouie Mahfouda Bamba Lafgir par des policiers marocains. Cette […]

Le 16 mars écoulé, un grave incident choquant a secoué la communauté internationale. La rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des défenseuses des droits de l’Homme, Mary Lawlor, a publié sur son compte officiel Facebook des informations alarmantes concernant l’agression physique de la militante sahraouie Mahfouda Bamba Lafgir par des policiers marocains.
Cette attaque, qui a eu lieu au Sahara Occidental, a exacerbé les préoccupations sur la répression croissante des défenseurs des droits humains dans cette région qui reste la dernière colonie d’Afrique.
Mahfouda Bamba Lafgir : Une militante harcelée
Mahfouda Bamba Lafgir est l’une des figures emblématiques de la lutte des Sahraouis pour la reconnaissance de leurs droits et pour l’indépendance, un territoire occupé par le Maroc. La militante a été attaquée lors d’une manifestation pacifique en faveur des droits du peuple sahraoui, où elle dénonçait notamment la répression systématique à laquelle les habitants de cette région sont soumis depuis des décennies.
Selon les informations partagées par Mary Lawlor, des policiers marocains ont violemment attaqué Lafgir, la blessant gravement. Cette agression soulève de vives inquiétudes concernant la sécurité des défenseurs des droits humains au Sahara Occidental, une région où les actions répressives à l’encontre des militants sont de plus en plus fréquentes.
Appel à une enquête indépendante
Dans sa déclaration, Mary Lawlor a exprimé sa profonde préoccupation concernant l’agression contre Mahfouda Bamba Lafgir et a appelé les autorités marocaines à mener une enquête indépendante et transparente sur cet incident. Elle a également exhorté Rabat à prendre des mesures immédiates pour mettre fin à la répression des défenseurs des droits humains au Sahara Occidental, en particulier ceux qui militent pour la reconnaissance des droits du peuple sahraoui.
Le rôle des défenseurs des droits humains dans les zones de conflit, notamment au Sahara Occidental, est crucial pour attirer l’attention internationale sur les violations des droits fondamentaux. Toutefois, ces militants sont souvent confrontés à des menaces, des violences physiques et des détentions arbitraires par le Makhzen, ce qui nuit gravement à leurs efforts pour documenter et dénoncer les abus.
La communauté internationale, dont les Nations Unies, l’Union Européenne et des organisations de défense des droits humains, a exprimé à plusieurs reprises son inquiétude face à la répression au Sahara Occidental. Des appels répétés ont été lancés pour que le Maroc respecte les droits des défenseurs des droits humains et permette la libre expression des Sahraouis en vue d’une résolution pacifique du conflit. Des appels auxquels Mohamed VI et ses sbikhs restent sourds.