Conseil de sécurité: le groupe A3+ appelle à renforcer les mécanismes de sécurité régionale pour lutter contre le terrorisme au Sahel
NEW YORK (Nations Unies) - Le groupe A3+ au Conseil de sécurité des Nations Unies a souligné, jeudi à New York, la nécessité de "renforcer les mécanismes de sécurité régionale", qui reposent sur la coopération entre la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), l'Union africaine (UA) et les pays voisins, pour lutter contre le terrorisme au Sahel. Dans un communiqué lu par le représentant permanent de la Sierra Leone aux Nations Unies, Michael Imran Kanu, lors d'un briefing consacré à "la consolidation de la paix en Afrique de l'Ouest", le groupe A3+ (Algérie, Sierra Leone, Somalie et Guyana) a insisté sur "le renforcement des mécanismes de sécurité régionale", qui reposent sur la coopération entre la CEDEAO, l'UA, les pays voisins et d'autres initiatives régionales, pour lutter contre le terrorisme et assurer la stabilité régionale. Le groupe a exprimé "sa profonde inquiétude face à la multiplication des attaques de groupes terroristes", mettant en garde contre "le risque d'extension de ces attaques aux pays côtiers d'Afrique de l'Ouest", d'où la nécessité, souligne le groupe, de "tirer parti des avantages comparatifs des initiatives sécuritaires régionales". Les membres du groupe ont salué la réaction "rapide et unanime" du Conseil de sécurité condamnant les récentes attaques au Bénin, au Burkina Faso, au Mali et au Niger, réaffirmant, à ce propos, "la nécessité pour le Conseil de faire bloc pour lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes". Aussi, le groupe A3+ a-t-il appelé les pays de la région à adopter "une stratégie régionale intégrée, axée sur le renforcement de la coopération transfrontalière et le partage de renseignements", y compris avec les pays voisins, relevant l'importance d'un soutien financier et technique accru afin de renforcer les capacités des pays, notamment dans les zones frontalières communes, et de consolider les efforts nationaux et transfrontaliers en Afrique de l'Ouest pour garantir la sécurité régionale et mondiale. Soulignant l'importance de la stabilité politique pour une paix durable dans la région, le groupe A3+ a salué le rôle de l'UA et des pays de la CEDEAO en faveur de la paix, de la stabilité et du développement. Dans ce contexte, le groupe A3+ a appelé tous les Etats à "demeurer attachés à la primauté de la loi et au plein respect des droits de l'Homme", insistant sur la nécessité d'une "approche globale et préventive" dans la région, en s'attaquant aux facteurs à l'origine des conflits, tels que la pauvreté, le changement climatique, l'insécurité alimentaire et hydrique et les disparités économiques systémiques. Le groupe a, par ailleurs, appelé les partenaires internationaux, y compris les institutions financières internationales, à étendre le champ des aides humanitaires en vue de répondre aux besoins des déplacés et des réfugiés à travers toute la région, et à mettre en place des stratégies globales intégrant les efforts des gouvernements nationaux, des instances régionales, des organisations internationales et des communautés locales. Le groupe a également réaffirmé son engagement à "œuvrer de manière constructive avec tous les membres du Conseil de sécurité en faveur de la paix, de la sécurité et du développement en Afrique de l'Ouest et au Sahel".


NEW YORK (Nations Unies) - Le groupe A3+ au Conseil de sécurité des Nations Unies a souligné, jeudi à New York, la nécessité de "renforcer les mécanismes de sécurité régionale", qui reposent sur la coopération entre la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), l'Union africaine (UA) et les pays voisins, pour lutter contre le terrorisme au Sahel.
Dans un communiqué lu par le représentant permanent de la Sierra Leone aux Nations Unies, Michael Imran Kanu, lors d'un briefing consacré à "la consolidation de la paix en Afrique de l'Ouest", le groupe A3+ (Algérie, Sierra Leone, Somalie et Guyana) a insisté sur "le renforcement des mécanismes de sécurité régionale", qui reposent sur la coopération entre la CEDEAO, l'UA, les pays voisins et d'autres initiatives régionales, pour lutter contre le terrorisme et assurer la stabilité régionale.
Le groupe a exprimé "sa profonde inquiétude face à la multiplication des attaques de groupes terroristes", mettant en garde contre "le risque d'extension de ces attaques aux pays côtiers d'Afrique de l'Ouest", d'où la nécessité, souligne le groupe, de "tirer parti des avantages comparatifs des initiatives sécuritaires régionales".
Les membres du groupe ont salué la réaction "rapide et unanime" du Conseil de sécurité condamnant les récentes attaques au Bénin, au Burkina Faso, au Mali et au Niger, réaffirmant, à ce propos, "la nécessité pour le Conseil de faire bloc pour lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes".
Aussi, le groupe A3+ a-t-il appelé les pays de la région à adopter "une stratégie régionale intégrée, axée sur le renforcement de la coopération transfrontalière et le partage de renseignements", y compris avec les pays voisins, relevant l'importance d'un soutien financier et technique accru afin de renforcer les capacités des pays, notamment dans les zones frontalières communes, et de consolider les efforts nationaux et transfrontaliers en Afrique de l'Ouest pour garantir la sécurité régionale et mondiale.
Soulignant l'importance de la stabilité politique pour une paix durable dans la région, le groupe A3+ a salué le rôle de l'UA et des pays de la CEDEAO en faveur de la paix, de la stabilité et du développement.
Dans ce contexte, le groupe A3+ a appelé tous les Etats à "demeurer attachés à la primauté de la loi et au plein respect des droits de l'Homme", insistant sur la nécessité d'une "approche globale et préventive" dans la région, en s'attaquant aux facteurs à l'origine des conflits, tels que la pauvreté, le changement climatique, l'insécurité alimentaire et hydrique et les disparités économiques systémiques.
Le groupe a, par ailleurs, appelé les partenaires internationaux, y compris les institutions financières internationales, à étendre le champ des aides humanitaires en vue de répondre aux besoins des déplacés et des réfugiés à travers toute la région, et à mettre en place des stratégies globales intégrant les efforts des gouvernements nationaux, des instances régionales, des organisations internationales et des communautés locales.
Le groupe a également réaffirmé son engagement à "œuvrer de manière constructive avec tous les membres du Conseil de sécurité en faveur de la paix, de la sécurité et du développement en Afrique de l'Ouest et au Sahel".