Forêts de chêne-liège en Algérie : le projet de réhabilitation franchit une nouvelle étape
Les deux premières phases du projet de »réhabilitation et développement durable intégré des paysages naturels en vue de la production des forêts de chêne-liège en Algérie », relatives à la réalisation de diagnostics et le recensement de la biodiversité, ont été achevées, a indiqué un cadre de la Direction générale des forêts (DGF). Ce projet pilote […] The post Forêts de chêne-liège en Algérie : le projet de réhabilitation franchit une nouvelle étape appeared first on Algerie Eco.

Les deux premières phases du projet de »réhabilitation et développement durable intégré des paysages naturels en vue de la production des forêts de chêne-liège en Algérie », relatives à la réalisation de diagnostics et le recensement de la biodiversité, ont été achevées, a indiqué un cadre de la Direction générale des forêts (DGF).
Ce projet pilote est concrétisé dans le cadre d’un partenariat entre la Direction générale des forêts (DGF) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), cofinancé par le fond pour l’environnement mondial (FEM) et le gouvernement algérien et concerne une superficie globale de plus de 22.500 hectares, répartie sur la forêt de Beni Iddir à Jijel, celle de Taourirt Ighil à Béjaia et celle de Hafir à Tlemcen.
Les études de ces deux premières phases de ce projet, lancé en 2022, effectuées par des experts nationaux ont été remises et validées, a déclaré à l’APS, le sous-directeur des aménagements et inventaires forestiers à la DGF, M. Mouloud Nait Ikene relevant que ces phases devront servir de »fondements à une gestion durable de la subéraie en Algérie ».
»L’objectif est de créer des systèmes de gestion durable des forêts tenant compte de la conservation de la biodiversité et des possibilités de générer des revenus durables pour les populations locales et les résultats obtenus seront exploités et dupliqués pour les autres wilayas disposant de forêts de chêne-liège », a-t-il soutenu.
Dans ce contexte, le recensement de la biodiversité dans les sites ciblés, l’évaluation des services éco systémiques, ainsi que l’analyse des chaines de valeurs des produits forestiers non ligneux (PFNL) des plantes aromatiques et médicinales (PAM) ont été réalisés par les experts et consultants nationaux dans le cadre d’enquêtes menées auprès de la population locale.
Ces actions ont fait ressortir des potentialités en matière de PFNL et PAM à promouvoir et autour desquelles des chaînes de valeurs peuvent être créées, dans le cadre du développement durable intégré des paysages naturels notamment en ce qui concerne la verveine, le romarin, la lavande et le lentisque, a détaillé le responsable.
Création attendue de 60 PME dans la promotion des métiers de liégeur, des PFNL et PAM
Selon M. Nait Ikene, l’étape de promotion des potentialités des sites, objets d’études, sera concrétisée en collaboration avec les associations versées dans la préservation des forêts et la promotion de ses produits, et ce à travers la création des PME pour mener à bien cette phase.
Un travail de sensibilisation a été effectué ciblant les riverains, les associations et les femmes notamment pour se constituer en groupement et coopératives et se lancer dans la promotion de ces plantes aromatiques et médicinales et la relance des métiers de liégeur, affirme-t-on.
»Il est attendu la mise en place d’un mécanisme participatif de gouvernance et de gestion des trois sites à travers la création de 60 PME, à raison de 20 PME sur chaque site dont 30% seront constitués par des femmes », a-t-il indiqué.
En parallèle, le Bureau national d’études pour le développement rural (BNEDR) s’emploie à l’élaboration du plan de gestion pour la réhabilitation de la subéraie.
Ce plan englobera la mise à niveau du Réseau de défense des forêts contre les incendies (DFCI) à travers la réhabilitation des infrastructures forestières telles que les pistes, captages et aménagements des points d’eau, des postes de vigie, des tranchées pare-feu, tout comme les travaux préventifs contre les incendies de forêts.
Il est également question, dans cette phase, de réhabilitation des pépinières de l’administration des forêts à travers l’évaluation des leurs besoins pour pouvoir assurer leur mission dans la réhabilitation des écosystèmes en état de dégradation.
Un plan de travail sera ensuite élaboré avec les budgets nécessaires pour la concrétisation de ce chapitre, souligne-t-on, relevant que l’action va permettre de développer »un cadre de gestion des chaînes de valeur des PFNL et de PAM ».
D’une dimension économique, sociale et écologique, le projet de »réhabilitation et de développement durable intégré des paysages naturels en vue de la production des forêts de chêne-liège en Algérie » est financé à hauteur de 27 millions USD sur cinq (5) ans.
Il est inscrit de le cadre de la politique de développement forestier du secteur à l’horizon 2035, s’agissant du développement durable du chêne-liège, et la gestion durable des richesses forestières, dans le but d’atteindre les objectifs de développement durable (ODD) prévus dans l’Agenda 2030 de l’ONU.
Le liège couvre 11% des forêts en Algérie avec une superficie globale de 440.000 hectares, dont 150.000 h comme zone productive.
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