La bataille de Djebel Bechar, un évènement majeur de la Révolution du 1er Novembre 1954

BECHAR- La bataille de Djebel Bechar, le 27 mars 1960, marquée par la mort en héros du chef de la wilaya V historique, le colonel Lotfi, et ses compagnons, constitue un événement majeur de l’histoire de la glorieuse Révolution du 1er novembre 1954. Cette bataille, dont le rapport de forces était largement déséquilibré en moyens humains et matériels, a démontré la valeur, la volonté, le courage et la foi des chouhada tombés au champ d’honneur les armes à la main, en l’occurrence le colonel Lotfi, son adjoint le commandant Ferradj et les djounoud Zaoui Cheikh et Brik Ahmed. Le moudjahid Aissa Benaroussi, qui faisait partie du groupe, est, lui, décédé plusieurs années après l’indépendance, selon des sources historiques.   Lors de cette bataille, le colonel Lotfi et ses compagnons ont donné une leçon de courage face à 450 soldats coloniaux de la légion étrangère et d’un commando de chasse, qui ont perdu au cours de cette bataille plusieurs hommes et ont dû laisser place à l’intervention des hélicoptères de combat pour venir à bout de cinq héros de l’ALN armés uniquement de deux fusils Mas 49, deux carabines et un pistolet-mitrailleur 40 Moser, a-t-on souligné. Les martyrs héros de cette bataille sont Benali Dghine Boudghène, plus connu sous le nom révolutionnaire de Colonel Lotfi, Mohammed Laâouedj, dit Commandant Ferradj, les Djounoud Zaoui Cheikh et Brik Ahmed, et le moudjahid Benaroussi Aissa. Cette bataille au Djebel Bechar a eu un impact significatif sur la poursuite de la lutte armée par l’ALN dans la zone huit de la wilaya V historique et a reflété l’engagement au sacrifice suprême de la direction de la Révolution du 1er Novembre et des moudjahidine, fidaïs, Moussebiline et autres militants de la cause nationale au sein des différentes structures révolutionnaires mise en place par la direction de la Révolution tout au long des sept années de la guerre de libération du pays, ont indiqué des moudjahidine de la zone 8 de la wilaya V historique.   Le colonel Lotfi, âgé alors de 25 ans et qui dirigea cette glorieuse bataille, s'était engagé dans les rangs de l'ALN en octobre 1955 dans la région de Tlemcen, et occupa le poste de secrétaire particulier du Chahid Si Jaber, selon l’historien Mohamed Laihar, enseignant à l’université Tahri Mohamed de Bechar. Il fut ensuite chargé de diriger la section de Tlemcen et Sebdou, où il mit en place les cellules secrètes du Front de libération nationale (FLN) et adopta à cette époque le surnom révolutionnaire de "Si Brahim", et parvint, grâce à son intelligence et à son sens de l'organisation, à structurer l'activité fidaï (commando) dans la wilaya V historique, dans laquelle le début de l'année 1956 fut marqué par l'intensification de ce type d'opérations contre les objectifs coloniaux français, précise l’historien. En janvier 1957, il fut désigné chef de la zone 8 de la wilaya V historique, qui englobe tout le Sud-ouest du pays, dont Bechar, avec un grade de capitaine, puis celui de commandant de la zone d'Aflou sous le nom de Lotfi, avant de devenir également membre du Conseil de direction de cette wilaya historique, a-t-il ajouté. En mai 1958, Lotfi fut promu au grade de colonel et désigné à la tête de cette wilaya historique, période qui fut marquée par un acharnement français, féroce et sauvage, contre le FLN-ALN, surtout après l'arrivée de De Gaulle au pouvoir et l'édification des tristes lignes Challe et Morice aux frontières Est et Ouest du pays, a souligné Dr Laihar. Ceci amena le colonel Lotfi à déployer davantage d'efforts sur le plan militaire et organisationnel, ayant induit une limitation de l'effort de guerre des autorités coloniales françaises contre la Révolution algérienne, indique l’historien qui mentionne aussi que le colonel Lotfi accompagna, en juin 1959, Ferhat Abbas lors d’une visite que ce dernier effectua à l'ex-Yougoslavie, en quête d'un appui militaire à la Révolution du 1er Novembre 1954. A la fin des travaux du Conseil national de la révolution algérienne (CNRA), tenus à Tripoli au début de l'année 1960, il choisit de revenir avec un groupe réduit d'éléments de l'ALN, afin de ne pas attirer l'attention de l'ennemi qui avait encerclé la Wilaya V historique. Cependant, le destin a voulu qu'il tombe au champ d'honneur avec ses compagnons lors de la bataille de Djebel Bechar, qui dura plusieurs heures et au cours de laquelle les forces coloniales eurent recours à l'aviation et l'artillerie lourde, rappelle Dr Laihar.

Mars 26, 2025 - 18:48
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La bataille de Djebel Bechar, un évènement majeur de la Révolution du 1er Novembre 1954

BECHAR- La bataille de Djebel Bechar, le 27 mars 1960, marquée par la mort en héros du chef de la wilaya V historique, le colonel Lotfi, et ses compagnons, constitue un événement majeur de l’histoire de la glorieuse Révolution du 1er novembre 1954.

Cette bataille, dont le rapport de forces était largement déséquilibré en moyens humains et matériels, a démontré la valeur, la volonté, le courage et la foi des chouhada tombés au champ d’honneur les armes à la main, en l’occurrence le colonel Lotfi, son adjoint le commandant Ferradj et les djounoud Zaoui Cheikh et Brik Ahmed. Le moudjahid Aissa Benaroussi, qui faisait partie du groupe, est, lui, décédé plusieurs années après l’indépendance, selon des sources historiques.

 

Lors de cette bataille, le colonel Lotfi et ses compagnons ont donné une leçon de courage face à 450 soldats coloniaux de la légion étrangère et d’un commando de chasse, qui ont perdu au cours de cette bataille plusieurs hommes et ont dû laisser place à l’intervention des hélicoptères de combat pour venir à bout de cinq héros de l’ALN armés uniquement de deux fusils Mas 49, deux carabines et un pistolet-mitrailleur 40 Moser, a-t-on souligné.

Les martyrs héros de cette bataille sont Benali Dghine Boudghène, plus connu sous le nom révolutionnaire de Colonel Lotfi, Mohammed Laâouedj, dit Commandant Ferradj, les Djounoud Zaoui Cheikh et Brik Ahmed, et le moudjahid Benaroussi Aissa.

Cette bataille au Djebel Bechar a eu un impact significatif sur la poursuite de la lutte armée par l’ALN dans la zone huit de la wilaya V historique et a reflété l’engagement au sacrifice suprême de la direction de la Révolution du 1er Novembre et des moudjahidine, fidaïs, Moussebiline et autres militants de la cause nationale au sein des différentes structures révolutionnaires mise en place par la direction de la Révolution tout au long des sept années de la guerre de libération du pays, ont indiqué des moudjahidine de la zone 8 de la wilaya V historique.

 

Le colonel Lotfi, âgé alors de 25 ans et qui dirigea cette glorieuse bataille, s'était engagé dans les rangs de l'ALN en octobre 1955 dans la région de Tlemcen, et occupa le poste de secrétaire particulier du Chahid Si Jaber, selon l’historien Mohamed Laihar, enseignant à l’université Tahri Mohamed de Bechar.

Il fut ensuite chargé de diriger la section de Tlemcen et Sebdou, où il mit en place les cellules secrètes du Front de libération nationale (FLN) et adopta à cette époque le surnom révolutionnaire de "Si Brahim", et parvint, grâce à son intelligence et à son sens de l'organisation, à structurer l'activité fidaï (commando) dans la wilaya V historique, dans laquelle le début de l'année 1956 fut marqué par l'intensification de ce type d'opérations contre les objectifs coloniaux français, précise l’historien.

En janvier 1957, il fut désigné chef de la zone 8 de la wilaya V historique, qui englobe tout le Sud-ouest du pays, dont Bechar, avec un grade de capitaine, puis celui de commandant de la zone d'Aflou sous le nom de Lotfi, avant de devenir également membre du Conseil de direction de cette wilaya historique, a-t-il ajouté.

En mai 1958, Lotfi fut promu au grade de colonel et désigné à la tête de cette wilaya historique, période qui fut marquée par un acharnement français, féroce et sauvage, contre le FLN-ALN, surtout après l'arrivée de De Gaulle au pouvoir et l'édification des tristes lignes Challe et Morice aux frontières Est et Ouest du pays, a souligné Dr Laihar.

Ceci amena le colonel Lotfi à déployer davantage d'efforts sur le plan militaire et organisationnel, ayant induit une limitation de l'effort de guerre des autorités coloniales françaises contre la Révolution algérienne, indique l’historien qui mentionne aussi que le colonel Lotfi accompagna, en juin 1959, Ferhat Abbas lors d’une visite que ce dernier effectua à l'ex-Yougoslavie, en quête d'un appui militaire à la Révolution du 1er Novembre 1954.

A la fin des travaux du Conseil national de la révolution algérienne (CNRA), tenus à Tripoli au début de l'année 1960, il choisit de revenir avec un groupe réduit d'éléments de l'ALN, afin de ne pas attirer l'attention de l'ennemi qui avait encerclé la Wilaya V historique.

Cependant, le destin a voulu qu'il tombe au champ d'honneur avec ses compagnons lors de la bataille de Djebel Bechar, qui dura plusieurs heures et au cours de laquelle les forces coloniales eurent recours à l'aviation et l'artillerie lourde, rappelle Dr Laihar.