Maroc: tensions sociales et crise sans issue
RABAT- Entre flambée des prix, effondrement des services publics et répression croissante, le Maroc s’enfonce dans une crise profonde. Face à une population à bout, le pouvoir reste sourd, alimentant frustration et colère. Critiquant la hausse des prix des produits de première nécessité et l’érosion du pouvoir d’achat, l’Association marocaine des droits humains a alerté sur une dégradation alarmante des conditions de vie, soulignant que les choix du gouvernement ne font qu’aggraver la crise, au lieu d’apporter des solutions durables. Parallèlement à cette crise économique, le secteur de la santé traverse une situation catastrophique. L’association a affirmé que les hôpitaux souffrent d’un manque criant de personnel médical et d’équipements, rendant difficile l’accès aux soins, d’autant que plusieurs médicaments, y compris ceux destinés aux maladies chroniques, sont en rupture de stock. Pire encore, plutôt que de prendre des mesures pour redresser ce secteur vital, le gouvernement semble privilégier sa privatisation. La récente annonce de la fermeture du Centre hospitalier universitaire Ibn Sina en est un exemple frappant. Cette décision, selon l’association, accentue la marginalisation sanitaire et compromet le droit des citoyens aux soins, alors que la propagation de certaines épidémies a entraîné une augmentation du nombre de décès, faute de prévention et de prise en charge adéquate. Outre ces difficultés économiques et sanitaires, les droits et libertés des citoyens sont également sous pression. Le gouvernement multiplie les restrictions sur l’action syndicale et cherche à imposer des lois limitant le droit de grève. L’Association marocaine des droits humains a vivement rejeté le projet de loi organique sur la grève, dénonçant une atteinte grave aux libertés syndicales et un renforcement de l’exploitation des travailleurs, dans un contexte de colère sociale croissante contre la gestion chaotique du gouvernement. Dans ce climat tendu, l’Union nationale des administrateurs marocains a annoncé une grève nationale touchant plusieurs ministères, en signe de protestation contre les politiques arbitraires du gouvernement en matière de fonction publique. Ces administrateurs, dont le rôle est essentiel dans la gestion et l’encadrement des services publics, dénoncent une détérioration de leurs conditions de travail et un creusement des inégalités sociales. Pendant que la population subit ces crises à répétition, les cas d’abus de pouvoir et de corruption se multiplient. L’association des droits humains a mis en garde contre les risques liés à la collusion entre pouvoir et intérêts financiers, illustrée récemment par l’attribution d’un projet de dessalement d’eau de mer à Casablanca au chef du gouvernement lui-même. Ce favoritisme a suscité une vive indignation au sein de l’opinion publique, révélant un système où la transparence et l’égalité des chances sont ignorées au profit de l’enrichissement personnel. Le scandale ne s’arrête pas là. Même les aides destinées aux victimes du séisme d’Al Haouz sont entachées d’irrégularités. L’Association marocaine de protection de l’argent public a exigé des explications sur l’utilisation des fonds alloués à la reconstruction, accusant les responsables de négligence et de détournement. Plus d’un an après la catastrophe, de nombreux sinistrés restent sans abri, livrés à eux-mêmes dans des conditions précaires. Dans ce contexte, la répression des voix dissidentes s’intensifie. L’arrestation de l’activiste Saïd Aït Mehdi, qui réclamait simplement une accélération des efforts de reconstruction, illustre la volonté des autorités de museler toute contestation au lieu de répondre aux préoccupations légitimes des citoyens. Pour Mohamed El Ghloussi, président de l’association, ce type de répression ne fait qu’aggraver le ressentiment populaire et accentuer le sentiment d’injustice. En somme, le Maroc est confronté à une crise profonde et multidimensionnelle, où l’effondrement économique, la détérioration des services publics, la répression politique et l’appropriation abusive des ressources publiques se conjuguent pour creuser davantage le fossé entre les citoyens et les institutions.
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RABAT- Entre flambée des prix, effondrement des services publics et répression croissante, le Maroc s’enfonce dans une crise profonde. Face à une population à bout, le pouvoir reste sourd, alimentant frustration et colère.
Critiquant la hausse des prix des produits de première nécessité et l’érosion du pouvoir d’achat, l’Association marocaine des droits humains a alerté sur une dégradation alarmante des conditions de vie, soulignant que les choix du gouvernement ne font qu’aggraver la crise, au lieu d’apporter des solutions durables.
Parallèlement à cette crise économique, le secteur de la santé traverse une situation catastrophique. L’association a affirmé que les hôpitaux souffrent d’un manque criant de personnel médical et d’équipements, rendant difficile l’accès aux soins, d’autant que plusieurs médicaments, y compris ceux destinés aux maladies chroniques, sont en rupture de stock.
Pire encore, plutôt que de prendre des mesures pour redresser ce secteur vital, le gouvernement semble privilégier sa privatisation. La récente annonce de la fermeture du Centre hospitalier universitaire Ibn Sina en est un exemple frappant. Cette décision, selon l’association, accentue la marginalisation sanitaire et compromet le droit des citoyens aux soins, alors que la propagation de certaines épidémies a entraîné une augmentation du nombre de décès, faute de prévention et de prise en charge adéquate.
Outre ces difficultés économiques et sanitaires, les droits et libertés des citoyens sont également sous pression. Le gouvernement multiplie les restrictions sur l’action syndicale et cherche à imposer des lois limitant le droit de grève. L’Association marocaine des droits humains a vivement rejeté le projet de loi organique sur la grève, dénonçant une atteinte grave aux libertés syndicales et un renforcement de l’exploitation des travailleurs, dans un contexte de colère sociale croissante contre la gestion chaotique du gouvernement.
Dans ce climat tendu, l’Union nationale des administrateurs marocains a annoncé une grève nationale touchant plusieurs ministères, en signe de protestation contre les politiques arbitraires du gouvernement en matière de fonction publique. Ces administrateurs, dont le rôle est essentiel dans la gestion et l’encadrement des services publics, dénoncent une détérioration de leurs conditions de travail et un creusement des inégalités sociales.
Pendant que la population subit ces crises à répétition, les cas d’abus de pouvoir et de corruption se multiplient. L’association des droits humains a mis en garde contre les risques liés à la collusion entre pouvoir et intérêts financiers, illustrée récemment par l’attribution d’un projet de dessalement d’eau de mer à Casablanca au chef du gouvernement lui-même. Ce favoritisme a suscité une vive indignation au sein de l’opinion publique, révélant un système où la transparence et l’égalité des chances sont ignorées au profit de l’enrichissement personnel.
Le scandale ne s’arrête pas là. Même les aides destinées aux victimes du séisme d’Al Haouz sont entachées d’irrégularités. L’Association marocaine de protection de l’argent public a exigé des explications sur l’utilisation des fonds alloués à la reconstruction, accusant les responsables de négligence et de détournement. Plus d’un an après la catastrophe, de nombreux sinistrés restent sans abri, livrés à eux-mêmes dans des conditions précaires.
Dans ce contexte, la répression des voix dissidentes s’intensifie.
L’arrestation de l’activiste Saïd Aït Mehdi, qui réclamait simplement une accélération des efforts de reconstruction, illustre la volonté des autorités de museler toute contestation au lieu de répondre aux préoccupations légitimes des citoyens. Pour Mohamed El Ghloussi, président de l’association, ce type de répression ne fait qu’aggraver le ressentiment populaire et accentuer le sentiment d’injustice.
En somme, le Maroc est confronté à une crise profonde et multidimensionnelle, où l’effondrement économique, la détérioration des services publics, la répression politique et l’appropriation abusive des ressources publiques se conjuguent pour creuser davantage le fossé entre les citoyens et les institutions.